Loin des vergers

Loin des vergers

 

Loin des jardins aux arbres séculaires

Loin des forêts aux chênes vigoureux

Loin des vergers aux fruits tentaculaires

L’homme ne peut être heureux

 

Auprès des lacs, des ruisseaux, des rivières

Au pied des monts au sommet enneigé

Dans la douceur de discrètes clairières

L’homme se sent protégé

 

Dans le souffle du vent, sous ses caresses

Et à l’écoute du chant des oiseaux

Dans le parfum des fleurs, de leurs ivresses

L’homme n’est plus un robot

 

Sans l’océan à l’eau noire et profonde

Sans le désert où il peut respirer

Sans le ciel bleu qui recouvre le monde

L’homme ne peut prospérer

 

Sous les étoiles la nuit éclairées

Sous le soleil et ses rayons ardents

Dans le matin et ses fraîches rosées

L’homme devient un géant

 

Et sans l’amour, la joie et l’espérance

Sans l’amitié, les sourires et la foi

Sans les plaisirs occultant la souffrance

L’homme ne peut être roi



Article ajouté le 2010-02-03 , consulté 34 fois

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